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Pourquoi je complique tout : quand la simplicité devient inconfortable.

deux personnes habillées de blanc et entourées de fils rouges emmêlés pour symboliser une personne qui complique tout, en psychanalyse à Brignoles comprendre ses schémas de fonctionnement, thérapie des schémas à brignoles

Je ne peux pas m’empêcher de compliquer les choses.

C’est souvent dit avec un mélange d’agacement et de résignation. Comme une évidence qu’on traîne avec soi, un peu honteuse, un peu incomprise.

Et pourtant, ce mouvement de complexification n’est jamais gratuit.

Il ne s’agit pas seulement d’une manière de faire. C’est une manière d’être au monde.


Là où la simplicité ne suffit pas

Dans certaines situations, la solution est là.

Accessible.

Presque évidente.

Et pourtant… quelque chose résiste.

On rajoute une couche.

On réfléchit encore.

On anticipe des problèmes qui ne sont pas encore là.

On complexifie.

Non pas parce qu’on aime se compliquer la vie, même si cela peut donner cette impression, mais parce que la simplicité, elle, peut être vécue comme risquée.

La simplicité engage.

Elle oblige à trancher, à choisir, à agir.

Et cela peut venir toucher quelque chose de plus profond.


Ce qui se joue derrière la complexité

Complexifier permet souvent de rester en mouvement… sans vraiment décider.

On analyse, on explore, on envisage différentes options. On garde ouvertes plusieurs possibilités.

C’est une manière de retarder un moment précis : celui du choix.

Car choisir, c’est renoncer.

Et renoncer, c’est accepter une perte.


Mais ce n’est pas tout.

Choisir, c’est aussi se positionner.

S’exposer.

Prendre le risque de se tromper.

Dans ce contexte, complexifier devient une stratégie silencieuse : on reste dans la réflexion… et on évite l’impact du réel.


Ce qui se dit en séance

En séance, cela apparaît souvent sous forme de spirales.

Une question simple devient une longue exploration.Chaque réponse ouvre une nouvelle question. Chaque décision est suspendue à une autre condition.

On entend :

Oui mais si…

Et en même temps…

J’ai peur d’oublier quelque chose…

Ce qui se joue là, ce n’est pas un manque de clarté. C’est une difficulté à s’arrêter.

À dire : "C’est suffisant."


Une manière de garder le contrôle

Complexifier peut donner une impression de maîtrise.

On pense à tout. On anticipe les risques. On se prépare.

Mais cette maîtrise a un coût.

Elle empêche parfois de vivre l’expérience.

De laisser une place à l’imprévu.

Car dans la complexité, tout est pensé… mais rien n’est vraiment éprouvé.


Les racines possibles

Ce rapport à la complexité peut s’inscrire dans différentes histoires :

  • des environnements où l’erreur avait des conséquences importantes,

  • des attentes élevées, où faire simple n’était pas valorisé,

  • des situations où il fallait anticiper pour se protéger,

  • ou encore, des moments où comprendre était la seule manière de tenir.

Dans ces contextes, complexifier devient une compétence. Une façon de survivre.

Mais ce qui a été utile à un moment peut devenir, plus tard, un frein.


Les formes du quotidien

Cela peut se manifester de manière très concrète :

  • réfléchir longtemps avant de répondre à un message simple,

  • transformer une décision rapide en un processus complexe,

  • chercher la meilleure option au point de ne plus choisir,

  • ajouter des contraintes inutiles à des situations simples.

Avec, souvent, une fatigue mentale importante.

Et une impression de tourner en rond.


Ce que la complexité évite

Derrière ce mouvement, il y a parfois une tentative d’éviter :

  • l’erreur,

  • la critique,

  • la déception,

  • ou même… la responsabilité.

Car faire simple, c’est aussi accepter que tout ne soit pas parfaitement sécurisé.

C’est entrer dans une forme de vulnérabilité.

Et cette vulnérabilité peut être difficile à soutenir.


Ce qui se rejoue en analyse

Dans le travail analytique, cette complexité se déplie progressivement.

On observe comment la pensée se déploie, se ramifie, se protège.

On repère les moments où la simplicité pourrait apparaître… mais ne se fait pas.

Non pas parce qu’elle n’existe pas. Mais parce qu’elle touche à quelque chose de sensible.

Apprendre à s’arrêter, à tolérer une forme d’incomplétude, à laisser une décision exister… ce sont des mouvements qui ne se forcent pas.

Ils se construisent.


Entre maîtrise et lâcher-prise

Complexifier n’est pas un dysfonctionnement mais ne réponse.

Une manière de tenir face à quelque chose.

Mais cette réponse peut devenir rigide.

Envahissante.


Et derrière cette complexité, une question peut apparaître, doucement :


Qu’est-ce que je risque… si je fais plus simple ?


des lames de bois colorées qui se superposent pour symboliser une personne qui complique tout et n'arrive pas à être dans la simplicité. A analyser en psychanalyse à brignoles pour comprendre ses mécanismes de défense face à sa rigidité.

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