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La reconnexion à l'enfant intérieur

Dernière mise à jour : 12 févr.

deux enfants dans un carton dans les nuages avec des ballons et une longue vue pour rechercher son enfant intérieur en psychothérapie à Brignoles

Il arrive que le mot surgisse sans avoir été appelé.

« L’enfant intérieur. »

Il flotte dans la pièce, parfois avec gêne, parfois avec ironie, parfois comme une évidence tardive.

En séance, il ne désigne pas une idée précise. Il ouvre plutôt une zone. Une sensation. Quelque chose qui n’a pas tout à fait grandi au même rythme que le reste.


Souvent, ce n’est pas l’enfance qui revient, mais ce qui n’a pas trouvé de place à ce moment-là.

Une part qui a appris très tôt à se taire.

À s’adapter.

À comprendre avant de ressentir.

À tenir.


Il y a des adultes très solides, très fonctionnels, qui parlent avec une étonnante lucidité de leur histoire. Et puis, à un détour de phrase, quelque chose se dérobe. La voix se modifie. Le regard se perd un instant. Ce n’est pas spectaculaire. C’est presque imperceptible. Mais c’est là que quelque chose se rejoue.


En analyse, on voit revenir les mêmes scènes intérieures.

  • Des attentes silencieuses.

  • Une peur diffuse de déranger.

  • Une difficulté à demander.

  • Une honte sans objet clair.

  • Des colères qui arrivent trop tard ou trop fort.


Ce qui se dit à demi-mot, ce n’est pas « je veux redevenir un enfant ».

C’est plutôt : il y a en moi quelque chose qui n’a jamais été entendu.

Ou reconnu.

Ou simplement regardé sans être corrigé.


L’enfant intérieur n’est pas une figure naïve ou idéalisée. Il n’est pas que jeu et spontanéité. Il porte aussi les arrangements précoces, les renoncements minuscules mais répétés, les stratégies de survie devenues invisibles avec le temps.

Il sait comment ne pas prendre trop de place.

Comment sentir l’ambiance avant de parler.

Comment mériter.


Dans le quotidien, cela se traduit par des gestes anodins.

Cette difficulté à se reposer sans culpabilité.

Cette impression de trop ou de pas assez.

Ce besoin d’être validé, même discrètement.

Ou au contraire cette rigidité intérieure qui empêche toute régression, toute demande d’aide.


En séance, la reconnexion ne se fait pas par une volonté. Elle se produit parfois à l’insu même de la personne. Dans un silence prolongé. Dans une émotion qui déborde sans raison apparente. Dans une phrase dite trop vite, puis regrettée.

Quelque chose apparaît, fragile, non formulé, et demande surtout à ne pas être brusqué.


Ce thème mérite d’être questionné en analyse parce qu’il ne parle pas d’un retour en arrière, mais d’un lien à rétablir.

Un lien avec une part de soi qui continue de parler dans le présent.

Qui influence les choix, les relations, la manière d’aimer, de travailler, de s’absenter de soi.


Il ne s’agit pas de réparer l’enfance.

Ni de la comprendre entièrement.

Mais peut-être de laisser une place à ce qui n’en a jamais vraiment eu.

Sans savoir à l’avance ce que cela va transformer.


Et accepter que cette rencontre se fasse lentement.

À son rythme.

Dans un espace où rien n’est exigé.




fille avec ballon de toutes les couleurs pour retrouver son enfant intérieur avec légèreté en psychanalyse à Brignoles

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