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Douter de ses choix : quand l’impasse est en réalité un passage

un mur où il y a plusieurs couleurs à l'essai pour symboliser le choix dans la vie, se faire accompagner psychologie enfant brignoles

Vous aimeriez changer de travail.

L’idée est là depuis longtemps.

Vous avez réfléchi, pesé le pour et le contre, peut-être même réalisé un bilan de compétences.

Et pourtant… rien ne bouge.


Une question revient sans cesse, sourde, insistante :

« Et si je me plantais ? »


Alors vous doutez.

De vos envies.

De votre lucidité.

De votre capacité à faire le “bon” choix.

Et peu à peu, ce doute vous immobilise.


Le doute n’est pas le problème

Contrairement à ce que l’on croit, le doute n’est pas un signe de faiblesse ou d’indécision chronique.

Il est rarement lié à un manque de réflexion ou d’intelligence.

Bien au contraire.


Le doute apparaît souvent là où quelque chose cherche à changer, mais se heurte à des mécanismes psychiques plus anciens, profondément enracinés.


Votre cerveau ne cherche pas votre épanouissement.

Il cherche votre survie psychique.


Et pour survivre, il s’appuie sur ce qu’il connaît :

  • des habitudes

  • des modes de fonctionnement

  • des croyances

  • des identités déjà construites


Même si tout cela vous fait souffrir aujourd’hui.


Pourquoi se sentir bloqué alors qu’on “sait” ce qu’on voudrait ?

Parce que penser n’est pas décider.

Et décider n’est pas se sentir autorisé.


Le blocage naît souvent d’un conflit interne silencieux :

  • une partie de vous aspire à autre chose

  • une autre partie résiste, par peur de perdre ce qui a tenu jusque-là


Ce que l’on appelle communément une “impasse” est souvent un point de tension entre sécurité et transformation.

Changer, ce n’est pas seulement modifier une situation extérieure.

C’est risquer de toucher à :

  • une identité (“qui suis-je si je ne fais plus ça ?”)

  • des loyautés invisibles (familiales, sociales, générationnelles)

  • une cohérence interne construite parfois depuis l’enfance


Les mécanismes psychiques à l’œuvre

Quand le doute s’installe et paralyse, plusieurs mécanismes peuvent apparaître :

La rumination

Penser encore et encore permet d’éviter de ressentir la peur, la tristesse ou la colère liées au changement.

L’illusion du choix parfait

Attendre d’être sûr à 100 % pour ne pas risquer l’erreur. Or cette certitude n’existe pas.

L’auto-sabotage discret

“Ce n’est pas le bon moment.”

“Je verrai plus tard.”

“Je n’ai pas assez de garanties.”

Le gel émotionnel

Trop d’options, trop de scénarios, trop d’anticipation… et plus aucune action possible.


Ces mécanismes ne sont pas des ennemis.

Ils ont souvent protégé à un moment donné.

Mais aujourd’hui, ils peuvent devenir des freins.


Vous avez fait exactement ce qu’il fallait jusque-là

C’est un point essentiel, souvent oublié.

Si vous êtes là aujourd’hui, dans cette situation qui vous semble bloquée, ce n’est pas parce que vous avez mal fait.

C’est parce que vous avez fait au mieux avec les ressources, les contraintes et les peurs de l’époque.


Le problème n’est pas le passé.

C’est que certaines stratégies de survie sont devenues obsolètes.

Ce qui protégeait hier peut étouffer aujourd’hui.


Pourquoi ce questionnement surgit maintenant ?

Parce qu’une partie de vous a évolué.

Parce que ce qui suffisait avant ne suffit plus.

Parce que le psychisme n’aime pas rester figé trop longtemps dans un rôle devenu trop étroit.


Le malaise, le doute, la sensation d’impasse ne sont pas des signaux d’échec.

Ce sont souvent des signaux de transition.


Et maintenant, que faire quand on se sent bloqué ?

Il n’y a pas de solution universelle ni de décision magique.

Mais il y a des pistes de compréhension essentielles.


Avant de chercher quoi changer, il est souvent plus fécond de se demander :

  • qu’est-ce qui me fait peur dans ce changement ?

  • à quoi suis-je encore loyal sans le savoir ?

  • qu’est-ce que je risquerais de perdre si je bougeais ?

  • quelle part de moi tente encore de me protéger ?


Parfois, amorcer un changement ne passe pas par une action immédiate, mais par un travail de mise en sens.


Raconter son histoire pour la transformer

Mettre des mots sur son parcours, sur ses choix passés, sur ses renoncements et ses peurs permet souvent de desserrer l’étau.


Non pas pour se juger.

Mais pour comprendre.


Raconter son histoire, c’est déjà commencer à la déconstruire.

Et c’est souvent dans cet espace-là que quelque chose peut enfin se remettre en mouvement.


Se sentir bloqué ne signifie pas être incapable.

Douter de ses choix ne signifie pas être perdu.

Cela signifie souvent que vous êtes à un endroit charnière, entre ce qui a été nécessaire et ce qui ne l’est plus.


On ne sort pas d’une impasse en se forçant.

On en sort quand on comprend pourquoi on s’y est arrêté.


Et parfois, demander de l’aide n’est pas un aveu d’échec, mais une façon de ne plus rester seul face à ses peurs.

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