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Cette personne n'a que des critiques à la bouche

femme visage fermé qui tend son pouce vers le bas, elle est négative, comprendre la négativité en psychothérapie à brignoles

Avez-vous déjà rencontré des personnes, qui lorsqu'elles s'expriment, ne peuvent s'empêcher de critiquer négativement tout ce qui les entoure ?


Ces personnes lorsqu'elles acceptent de venir en séance, ont des paroles qui arrivent déjà chargées.

Elles ne cherchent pas leur chemin.

Elles tombent.


Elles parlent de ce qui ne va pas, de ce qui manque, de ce qui aurait dû être autrement.

Le ton est parfois calme, presque neutre.

Parfois sec.

Parfois ironique.

Mais il y a toujours quelque chose qui pèse.


Ces personnes ne se présentent pas comme violentes.

Elles se décrivent souvent comme lucides.

Réalistes.

Exigeantes avec elles-mêmes et avec les autres.

Elles disent « je constate », « je dis les choses », « je ne fais que dire la vérité ».


En cabinet, on entend autre chose.

On entend une parole qui ne se repose jamais.

Une parole qui surveille.

Qui anticipe la chute.

Qui préfère pointer le défaut plutôt que risquer l’attachement.


Souvent, cette voix critique ne s’est pas inventée seule.

Elle a été entendue tôt.

Parfois clairement formulée.

Parfois glissée dans des silences, des soupirs, des regards.

Une ambiance plus qu’un discours.

Un climat où l’erreur coûtait cher.

Où l’amour semblait conditionné à la performance, à la tenue, à la conformité.


Alors la parole devient un outil de contrôle.

Nommer ce qui ne va pas avant que ça fasse trop mal.

Critiquer avant d’être critiqué.

Désamorcer la déception en la produisant soi-même.


En séance, cela se répète.

La personne parle d’elle avec dureté.

Puis des autres.

Puis de la séance elle-même.

Du silence trop long.

D’une phrase qui ne tombe pas juste.

De ce qui aurait pu être dit autrement.


À demi-mot, autre chose circule.

Une fatigue.

Un sentiment d’isolement.

Une difficulté à se sentir rejoint.

Car la critique tient à distance.

Elle protège autant qu’elle coupe.


Dans le quotidien, ces paroles laissent des traces.

Dans les relations qui se tendent.

Dans les conflits qui s’enlisent.

Dans les enfants qui se taisent ou se rebellent.

Dans les équipes qui se crispent.

Dans le corps aussi, parfois, qui se contracte.


Questionner ce thème en analyse, ce n’est pas chercher à corriger une manière de parler.

C’est s’approcher de ce que cette parole tente de défendre.

De ce qu’elle évite.

De ce qu’elle redoute profondément.


Il y a, sous certaines paroles négatives, une tentative de survie psychique.

Une manière ancienne de rester debout.

Et peut-être, dans l’espace analytique, la possibilité que cette voix se dépose un peu.

Sans être supprimée.

Sans être jugée.

Juste entendue autrement, pour permettre un nouveau souffle.


deux bocaux aquarium ronds un poisson essaie de rejoindre celui qui est seul, en psychanalyse à brignoles explorer le négativisme


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