SD934 - La fin ou la faim justifie les moyens
- Nadya Chaffaut
- 31 juil.
- 2 min de lecture
Face à la baisse de production du poulailler, Bruno décide de recruter du renfort, une petite annonce qui va bouleverser bien plus que la ponte des poules.

Nana n’est pas contente, on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs.
Bruno doit trouver une solution.
Ronchonchon n'arrête pas de venir dragouiller ses poulettes,
il leur fait tellement tourner la tête, qu’elles ne pondent plus suffisamment d'œufs,
Simone, Monette, Mado... sauf Coupelette qui n’est jamais distraite de sa tâche, la chouchoute de Bruno.
Bruno a eu une idée.
Il a passé une petite annonce dans le journal local, le Samatin.
Il reçoit ce matin un candidat de taille.
Il lui a donné rendez-vous au cimetière à 10h10 (Bruno aime les heures miroir, ça sonne l’ordre, selon lui) à côté de la stèle anonyme.
On n’a jamais su qui était à cet endroit.
A la ferme, personne n’a vécu en 1914, même Walrus !
Mais, les propositions allaient bon train à l’estaminet, les jours de célébrations.
Notre enquêteur local Joe Akrapovic, avec son humour taquin, proposait l’extraterrestre E.T.
Ronchonchon, avec ses allusions salaces, fantasmait Emmanuelle Torride.
Quant aux autres… l’auteur leur laisse la possibilité de s’exprimer en commentaire.

Bruno pensait que toutes les bonnes choses avaient une fin.
Ça faisait plus de 30 minutes qu'il poireautait devant la stèle.
Quand enfin une ombre se profila, longue et pointue, dépassant largement les autres candidats.
Bruno manqua de s'étrangler avec ses barbillons.
"Louptard, pour vous servir"
dit l'ombre, arrivant pile à l'heure, selon la sienne.
Il jeta un œil distrait à la pierre tombale et murmura
"Ah… E.T., un vieux client, il a atterri ici".
Bruno, lui, ne savait plus s'il devait glousser
de peur ou de soulagement.
Une chose était sûre : au poulailler, les ronchonneries, elles, ne faisaient que commencer.

Pour le défi du samedi 934


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