JP01-Livre 1 : Retrouver JP
- Nadya Chaffaut
- 11 janv. 2018
- 23 min de lecture
Dernière mise à jour : 19 juil.
Pingouinnot n'avait rien demandé. Mais le voilà recruté malgré lui pour une mission de super-héros : retrouver JP, un chat jaune poilu qui détient une énigme, avant qu'un canard rival ne le fasse à sa place.
14 épisodes d'aventure, de wagons-restaurants, de xérès italien et de vilebrequin mystérieux, avec, en prime, un chiffre-clé à découvrir pour qui lira entre les lignes.

Ouvrez grand la bouche ... souriez ... prenez une pause délirante ou pas
ils reviennent.
Mais qui est-ce ?
Celui tout vert au milieu, avec des yeux injectés de rose ???

Vous le découvrirez bientôt... dans le livre 1 "Retrouver JP"
Que de mystères...
Deux façons de suivre cette aventure :
Télécharger le PDF complet
pour la lire tranquillement, hors ligne.
Lire directement ci-dessous
et découvrir épisode par épisode.
En amont
Un fil conducteur.
Un message à passer.
Une quête à accomplir.
La mission : écrire une histoire qui se construit au fil des thèmes annoncés chaque semaine par “Walrus” , en gardant une cohérence entre les différents épisodes, les différents protagonistes et le sujet de la semaine. Merci à Jean-Claude qui tient le Blog “Le défi du samedi” surnommé Walrus, le morse danscette histoire. http://samedidefi.canalblog.com/
Raconter son histoire au travers le récit humoristique d’un héros en devenir et s’approprier les évènements de sa vie restés en suspens, quel suspens !
Les activités créatives sont une manière de projeter à l’extérieur de nous, ce qui est resté bloqué en nous. Bernard Weber , écrivain, développe cette idée de l’écrito-thérapie “soigner son corps en trouvant son mode d’expression, faire sortir la pression à l’extérieur”.
A découvrir : Ecrito-thérapie selon Bernard Weber - TEDxMarseille sur YouTube
J’envisage cela d’une manière plus large, construire son récit en utilisant différentes expressions créatives (dans le sens faire quelque chose) que chaque individu peut choisir et expérimenter. L’important est que la personne soit en harmonie avec le ou les support(s) choisi(s), l’acte est plus révélateur que le résultat esthétique.
Une manière ludique de renouer avec soi.
Faire autre chose, pour voir autrement.
S’apaiser.
Transmettre son histoire personnelle.
Les 3 cerveaux de cette histoire sont :
- Un pingouin, notre néocortex, “Pingouinnot”, l’intello, celui qui va devenir un super héros.
- Un cochon, notre cerveau limbique, “Ronchonchon”, celui qui juge
et va aider le héros dans sa mission.
- Un caméléon, notre cerveau reptilien, “Kamélia-Kamilius”, homme
et femme en même temps, qui en situation extrême, permet de
survivre et de se sortir des situations dangereuses ou compliquées.
chapitre 1 : Se jeter à l'eau
489 Vilebrequin au 35
Episode 01 : Tout ça c’est la faute du maillot de bain

Lorsque Pingouinnot s’est lancé dans cette histoire il était plein d’espoir.
Il avait rencontré ce gars un peu vil avec des brodequins vraiment sales et vraiment rouges.
C’était à la Ville d’ailleurs, à Rennes, au parc de Bréquigny, près de la pataugeoire.
Il donnait une conférence sur le tout dernier maillot de bain mi court, mi long, de la marque décalée Vilbeurk, inventée par son ami Ronchonchon.
Ah celui-là, il en a fait tourner des têtes, avec son côté girouette, un coup j’aime, un coup j’aime pas.
Pingouinnot était un conférencier hors pair, indépendant et très sollicité.
Alors qu’il vantait les mérites de cette superbe nouvelle matière associée au design tortueux du grand couturier néerlandais Wimmel Kijn, le gars aux brodequins remarquables lui coupa spontanément la parole :
“ Voulez-vous travailler pour moi ? “
Pingouinnot, surpris mais habitué aux pirouettes verbales, lui rétorqua :
“ ça dépend, vous voulez monter essayer un maillot et nous faire un petit défilé ? “
Au lieu d’entamer une joute verbale, qui aurait demandé au public présent de se tordre le cou, par un mouvement de rotation continue, il leva sa main très haut dans laquelle se trouvait une enveloppe qu’il déposa très bas sur sa chaise et se dirigera vers la sortie.
À la fin de sa conférence, Pingouinnot, curieux, récupéra l’enveloppe, le mot disait :
Rendez-vous au Mont Bréquin : 3.1 3.0
Apportez un vilebrequin
490 Wagon
Episode 02 : Vous prendrez bien un pti grum ?

Muni d’un vilebrequin, Pingouinnot se rendit à la gare de Rennes,
bien décidé à retrouver ce gars aux brodequins rouges et sales.
Il demanda le premier train en partance pour Saint Michel de Maurienne.
Le Guichetier lui annonça qu’il ne restait plus que des places en wagon-lit.
Va pour le wagon-lit, ce sera toujours mieux qu’un wagon classique où il aurait été entassé avec ses congénères.
En se dirigeant vers sa cabine,
il croisa un Kangourou qui n’arrêtait pas de parler, avec un fort accent espagnol,
ce locace un peu fou s’appelait “Loco”,
il regardait une belle grue cendrée remonter vers l’avant du train.
Il proposa à Pingouinnot d’aller boire un verre dans le Wagon restaurant.
N’ayant pas sommeil, Pingouinnot accepta.
Après tout, on ne sait jamais, ça pourrait être sympa.
Mais…
Il se passe parfois d’étranges histoires dans les trains.
Loco : “ Il faut que vous gouttiez ça ! 2 Grums, s’il vous plait ?”
Pingouinnot : “ Un Grum ? Quelle est cette boisson ? “
Loco : “ c’est un mélange d’agrumes, de raisin et de rhum, une spécialité de la compagnie WILC de Bourgogne”
Pingouinnot : “ah, intéressant… Mais où allez-vous ?”
Loco : “A Saint Michel de Maurienne, pour un rendez-vous, et vous ?”
Pingouinnot : “Étrange coïncidence… moi aussi”
Loco : “Ne me dites-pas que…”
Ils sortirent tous les deux le même mot :
Rendez-vous au Mont Bréquin : 3.1 3.0
Apportez un vilebrequin
Le serveur posa les consommations sur la table, ils commencèrent à siroter leur grum,
quand un mille-pattes, affolé et grincheux, muni d’une torpille entra dans le wagon restaurant en criant :
“ Cendrine a disparu “
Tout le monde le regarda interloqué, se demandant … mais qui est Cendrine ?
et pourquoi porte-t’il une torpille ?
Il cria à nouveau :
“ Cendrine, la grue, c’est elle qui est dans le wagon pilote “
L’inquiétude commençait à se lire dans les yeux… le pilote aurait disparu ?
Pingouinnot habitué aux analyses rapides demanda :
“Il me semble que vous venez de l’arrière du train, Cendrine est-elle le pilote ?”
Le mille-pattes :
“Mais non, bande d’ignares, Cendrine c’est l’agent des manoeuvres arrière
et moi je suis censé la protéger en dégommant ceux qui la colleraient de trop près.”
Pingouinnot affirma :
“Elle est partie en reconnaissance, on a vu passer une grue cendrée tout à l’heure”.
Le mille-pattes se précipita vers l'avant du train et ne revînt pas.
Tel Hercule relevant ses défis, Pingouinnot résolut ce petit mystère,
sans faire poireauter qui que ce soit, ni même le temps de commander une petite quiche aux poireaux.
Après toutes ces émotions, Pingouinnot et Loco allèrent se coucher.
Qu’allaient-ils découvrir le lendemain au Mont Bréquin ?
Quelle surprise à leur réveil de constater qu’ils étaient à la gare d’Adria en Italie,
à 100 bornes au Sud de Bologne, où Stephan les attendait.
491 Xérès
Episode 03 : Pô ou pas de pot

Pingouinnot et Loco descendirent du train à Adria en Italie, Stazionedei Treni.
La première impression de Pingouinnot : une gare toute rouge, dans un endroit aux allures de bout du monde.
Comment était-ce possible ?
Stephan, un xérus mi-rat, mi-écureuil, attendait ses nouveaux clients, un rictus aux lèvres,
on pouvait lire sur sa pancarte “Mont Bréquin”.
Il avait l’habitude de voir ces super-héros en mal de devenir, rejoindre la Bodegas.
Il connaissait déjà Loco, il l’avait récolté à Jerez de la Frontera en Andalousie, au pied de l’Espagne (et oui dans leur Jargon aux super-héros ils parlent de récolte, une sorte de code entre eux).
Loco était un ancien, le correspondant shippers de la Bodegas Hidalgo,
il faut être locace pour vendre ce concept de super-héros !
On ne laisse jamais un nouveau, seul, arriver à destination.
Stephan avait pour mission de cueillir les nouveaux, les faire mûrir un peu, voir même les oppresser selon les cas et fortifier cette idée de futurs héros, pour qu’ensuite ils prennent de la bouteille et voyagent à travers le monde.
C’était la procédure autour d’un verre, au soleil et au bord de l’eau.
Ah cette eau ! celle qui est à l’origine, pour chaque super-héros.
Ce sera donc le Pô, pour Pingouinnot, pas de pot, c’était sa destinée, il a même fallu détourner un train pour l’y amener.
Ce fût tout un imbroglio afin qu’il ne se rende compte de rien.
Loco tapa sur l’épaule de Stephan : “où va-t-on mon vieil ami ?”
Stephan : “j’ai réservé à l’angle de Riviera Roma et Corso Vittorio, tu sais près du Pont”
Loco “ah oui, je vois, c’est là où on trouve mes petits sherry”
Pingouinnot “vous vous connaissez ? mais que faisons-nous ici ?”
Loco “patience, tu vas comprendre”
Ils traversèrent à pieds, quelques rues pavés et typiques et s’installèrent à la terrasse de ce café du Pont.
Loco commanda un vin doux, un Pedro Ximenez dont il aime le petit goût de miel.
Stephan, lui, préfèra un Palo Cartados et quelques fruits secs.
Quant à Pingouinnot il choisit de l’eau et une omelette légèrement arrosée de vinaigre, ces 2 connaisseurs de Xérès l’intriguait, il préférait être sobre.
Loco et Stephan expliquèrent à Pingouinnot que son destin était d’être un super-héros, qu’on allait lui confier des missions et que cette révélation ne pouvait pas lui être faite ailleurs que devant le Pô (et un pot) pour que ça fonctionne.
Heureusement qu’ils ne lui ont pas demandé de se jeter à l’eau pour son baptême !
Pingouinnot réfléchit tout haut : “mais pourquoi le Mont Bréquin ? Et le vilebrequin ?”
"il faudra que je me déguise comme superman ?"
Stephan répondit : “une voiture nous attend, dans 534 kilomètres vous connaîtrez la suite."
Tous ces mystères commençaient à lui piquer sa fine langue de courtois, comme un mauvais vin qui aurait, en plus, mal vieilli.
Arrivés enfin à Saint Michel de Maurienne, il y avait beaucoup de monde attroupé autour de quelque chose qu’on ne distinguait pas.
492 Yeti du 73
Episode 04 : La mission mi-mi en demi-teinte ou l’air de la glacière

Pingouinnot allait enfin savoir en quoi consistait ce nouveau travail. Après tout, c’est bien pour cela qu’il était venu. Lui, les histoires de super héros il n’y croyait pas vraiment, comme toutes ces légendes*, c’est avant tout une histoire que les gens racontent, sur quelque chose qu’ils ont vu.
La réalité n’est-elle pas qu’une version de l’histoire ?
Au fond du parking de la gare de Saint Michel de Maurienne, l’attroupement intriguait Pingouinnot, c’était en fait un gars qui vendait des thermos chaud froid, et des glaces à l’eau. Curieux mélange !
Loco tira par la manche Pingouinnot, ils avaient rendez-vous au petit snack-bar de la chance près de la gare.
Pingouinnot ne put s’empêcher de penser : “ c’est toujours dans bar...”
Une dizaine d’énergumènes étaient déjà là, on aurait dit d’abominables sauvages !
Le gars aux brodequins vraiment rouge arriva. Il était accompagné d’Hanuman, un gigantesque et velu personnage, mi homme, mi singe, d’autres pensaient que c’était plutôt mi homme, mi ours (ou plutot le chien ! n’importe quoi). Il était muni d’une sorte de batte de baseball ou massue, ça devait être son garde du corps. Ce gars aux brodequins avait l’air tellement important et mystérieux !
Il annonça : “Votre mission, si vous l’acceptez, sera de retrouver JP. JP détient l’énigme, si vous la déchiffrez, vous saurez. Comme d’habitude, vous m’oublierez en partie… car je suis futile et volatile”.
Il s’en alla illico, Pingouinnot l'aperçut monter dans une skoda. Quant à Hanuman, il s’assit et prit tranquillement un livre.
Tout le monde déserta le gourbi. Juste avant de partir, Loco lui dit :
“ah oui, j’oubliais … trouvez-vous un acolyte !”
Pingouinnot se retrouva seul devant ce grand Yéti qui lisait
“Le Mont Bréquin 3130 mètres, une ascension magnifique"
Pingouinnot réalisa, que ce n’était pas ici qu’il trouverait ce fameux JP.
Le Mont Bréquin était un code à garder précieusement.
Son vilebrequin dans la manche, il pensait à cette histoire d’acolyte.
Et la lumière fut.
* les mots soulignés sont en liens avec le thème de la semaine
chapitre 2 : L'équipe (pas le journal)
493 Zébu en 7
Episode 05 : Quelle vacherie cette Germaine - Zé trop bu

Pingouinnot devait recruter un acolyte (pas un alcoolique addict au Xérès) afin de retrouver ce fameux JP qui détient l’énigme à résoudre, sa toute première mission en tant que super héros.
Avant de partir du Mont Bréquin avec son vilebrequin dans la manche, il salua le Yéti tibétain qui lisait. Ce dernier lui rendit la pareille et lui tendit l’appareil “ Zéba”. Un petit appareil rond et bosselé avec des sortes de protubérances qui ressemblaient à des cornes, on aurait dit une boussole.
Pingouinnot pensa : mais qu’est-ce que c’est encore que ce truc ? Ze Zéba...
Cet appareil, lui fit penser à son ami Ronchonchon et ses récits sur ses états d'ÂME. Ronchonchon habitait en Ardèche, à Salavas, dans une ferme près du complexe hôtelier ZébuDuX Air S, un endroit réservé aux docteurs S-truc la bosse des maths.
Sa grange était à côté de ces voisins un peu vaches, qui le faisaient tant beugler. Une tribu de Zébus, en robe noire et blanche, qui venaient de Madagascar, des matheux, eux aussi, tous bossus, avec un cheveu sur la langue, qui n’arrêtaient pas de s'engueuler à propos d’une histoire de vaisselle.
On entendait souvent ruminer : “Zéba fait la vaisselle…”
Ronchonchon ne pouvait pas s’empêcher de régurgiter : “ Ben va falloir bosser un peu ma grosse !”
Evidemment, ça ne pouvait être qu’une femelle qui se déforme ainsi les zygomatiques et mastique à s’en faire péter la panse, pour de la vaisselle pas faite… Qui aurait pu croire que ces super Boss limite Génies indiquaient un retard mental avéré pour le quotidien (pas le journal) ! Le paradoxe de beaucoup d’entre nous, le sens que l’on donne aux choses.
La vie est faite de signes…
Pingouinnot se rendit à Salavas rejoindre son ami Ronchonchon pour lui parler de la mission mi-mi.
Il arriva au moment où les voisins un peu vaches festoyaient façon Corrida, si seulement ils pouvaient s’inspirer de leurs ancêtres indous et de leur Jallikattu ou de leurs cousins malgaches et de leur Savika, aucun être vivant ne serait tué. C’est pour cela que Germaine voulait partir.
Germaine, c’était la seule rousse du troupeau, le mouton noir de la bande, la pure, la précieuse, mais aussi la cousine de Végas, elle venait de la Sarthe. Elle n’avait pas loupé une miette de la conversation entre Pingouinnot et Ronchonchon sur la mission mi-mi, elle ne put s’empêcher de mettre son grain de poivre, piquante et amusante comme à son habitude. Une vache qui rit.
Un défi était lancé, l’occasion était trop belle pour ne pas la saisir, dans la Sarthe, ce sont des aventuriers.
“J’ai entendu parler de votre fameux JP, dans notre milieu de matheux, c’est une légende. J’ai un indice pour vous. Ramenez-moi au Pays du Bois Joli, près du Mans, revoir ma soeur Azalée, et notre mascotte Zébulon et je vous dirai tout.”
Les voici partis pour 24 heures de roue libre, direction Le Mans, sur les rails d’un prototype SNCF mi-wagon, mi-loco, où ils devront endurer la fatigue du voyage et se relayer pour ne pas tourner en rond et éviter le pisse-dru du ciel, en se rapprochant petit à petit du grand ouest de la France, limitrophe de la Normandie, où ne dit-on pas qu’il pleut comme vache qui pisse ?
Pingouinnot et Ronchonchon étaient intrigués : mais que pouvait-elle bien savoir ?
Note de l’auteur(e)** : Zé buté ou pas sur ce thème, Zé bu l’eau, Zé aussi bu la tasse, mais lorsque Zé débuté cette histoire ze ne pensais pas autant m’amuser !
Zut j’espère que Z n’est pas arrivé à la fin programme.
y nous emmmm avec leur féminisme, moi je veux pas devenir maçon ! à chacun son métier, et les vaches seront bien gardées **** qu’elle aille faire la vaisselle et qu’elle se taise !!!
* les mots soulignés sont en liens avec le thème de la semaine
494 Atrabilaire à 72
Episode 06 : Karl y bout l’québécois

Le Mans.
Tout le monde ment.
Raconte des histoires.
Quelle vacherie cette Germaine, à peine arrivée, la voilà qui file entre les pattes de Pingouinnot et Ronchonchon en leur criant :
“ Ne vous faites pas de bile, JP est de cette couleur, “foi de Zébu”, comme dirait mon cousin Végas avec ses proverbes à la mords-moi-le-noeud, mais attention, je n’ai pas dit atrabile ! ”
Vert de rage, Ronchonchon maugréa ses humeurs comiques, comme Ben Jonson ou Don Johnson. Tel un Django déchaîné accompagné d’un Pingouinnot, qu’il aimait appeler “son savant docteur Schultz”, il se laissa aller à une pièce misanthropique, histoire de se faire péter de la broue,* façon Karl y bout l’québécois.
Il eut une montée de lait, toujours très vite sur ses patins, la broue dans le toupet, mais il dût manger ses bas, car il avait vraiment l’air d’un chien de poche. Surtout quand Pingouinnot lui dit : “ Niaise pas avec la puck, calme-toi le pompon, on va pas se chicaner dans la cabane, je veux pas avoir le front tout le tour de la tête, mais au lieu de se pogner le beigne, et même si je ne suis pas le boss des bécosses, attache ta tuque avec d’la broche, on s’en jettera un plus plus tard, histoire de caller l’orignal”
traduction : Ronchonchon, histoire de se faire mousser façon Karl y bout l’québécois :Il était de mauvaise humeur, il démarrait au quart de tour, très agité, mais il dût ravaler son égo, car il commençait à être lourd, surtout quand Pingouinnot lui dit :“Ne tourne pas autour du pot, garde la tête froide, on va pas s’engueuler, je ne veux paraître effronté, mais au lieu de perdre son temps et sans vouloir te commander, tiens-toi prêt, on s’en jettera un plus tard à s’en faire vomir.
La boussole Zéba venait elle aussi de manifester son caractère. Elle datait de l’époque d'Hypocrite, une ère nommée Billy, intemporelle, paraît-il !
Zéba indiquait “Trabitz”
La vie est faite de signes…
Pingouinnot connaissait ce bled, c’est là qu’il avait rencontré Kamélia-Kamélius, lors de son voyage à Nuremberg, sur les traces d’Alfred Durex le jaune ou Albrecht Dürer le jeune, il ne savait plus trop. Il en avait profité pour visiter la région. A Trabitz l’air est glacial, on en bave, l’humeur est grise, comme le temps, les doigts sont bleus, comme les schtroumpfs, l’humour est noir, comme l’ambiance.
Kamélia-Kamélius dit K-K (prononcez KTK et non Kaka, svp !) cette Fomme (mi femme, mi homme) avait une intuition incroyable, une puissante clairvoyance et des chaussures qu’elle (ou il) encadrait au mur. K-K lui avait appris que la vie n’était qu’une succession d’inconstances et de changements, que ça ne servait à rien d’être mélancolique d’une époque qui n’existait que dans nos souvenirs, ça file la colique et ça rend limite hypocochondriaque (une maladie qui te joue des tours de cochon).
C’est sûr que K-K pourrait les aider à comprendre ce que Germaine, cette vacherie, avait bien pu vouloir insinuer avec son histoire d’atrabile. Pingouinnot, lui, ne savait même pas ce que Atrabilaire voulait dire (merci Walrus ce russe ou rustre un peu extraterrestre qu’on appelait Wall-E !). Et Pingouinnot, n’allait pas se mettre la rate au court-bouillon pour cela.
Rouge de honte Ronchonchon avoua à Pingouinnot qu’il connaissait aussi Kamélia-Kamélius, il en pinçait pour cette Fomme. K-K avait déménagé récemment vers l’Aisne dans le quartier Verlaines à Eppeville, près de chez Monsieur AKrapovic, le réparateur des causes perdues, fan des films de Rambo. Ronchonchon retrouvait K-K, au Bon accueil pour boire un pot, en laissant échapper des soupirs de passion qu’elle (ou il) n’entendait pas.
Malgré son désordre intérieur, il avait l’air beau, en mal de fleurs, il ne pouvait se résoudre à ne pas passer du temps avec K-K, à croire qu’il avait vu la vierge Marie. Son spleen n’avait jamais basculé du côté obscur. Son esprit critique et contestataire n’était pas le reflet d’une âme tourmentée et féroce, enfin c’est ce que l’Abbé Pierre, le Jars lui avait dit, et comme le message venait de Ciel et pas de la TV, ça devait être vrai.
Ronchonchon et Pingouinnot, tels Alceste et Philinte, s’en allèrent à la rencontre de leur Célimène, sur un air martiniquais sans avoir l’air atrabilaire.
Dommage, Pingouinnot serait bien passé par Leman, voir les expressions de nos amis suisses !
* expressions québécoises
péter de la broue = se faire mousser
avoir une montée de lait = être de mauvaise humeur
être vite sur ses patins = démarrer au quart de tour
avoir de la broue dans le toupet = être très agité
manger ses bas = situation d’échec,
ravaler son égochien de poche = personne trop présente
niaise pas avec la puck = ne tourne pas autour du pot
calme-toi le pompon = garder la tête froide
pas de chicane dans ma cabane = ne pas se quereller
avoir le front tout le tour de la tête = être effronté
se pogner le beigne =perdre son temps, se tourner les pouces
le boss des bécosses = chef hiérarchique autoritaire
Attache ta tuque avec d'la broche = Tiens toi prêt
caller l’orignal = être malade à vomir avoir trop bu
495 Bistrot 80
Episode 07 : Un coup pour rien, c’est ma tournée

Eppeville - Quartier Verlaine.
Au Bon Accueil.
Pingouinnot et Ronchonchon étaient en avance pour leur rendez-vous avec Kamélia-Kamélius qui allait certainement les aider à retrouver ce fameux JP aux énigmes façon Bill (ou Boule… de cristal bien sûr !).
Walrus, leur fit un bon accueil.
Pingouinnot et Ronchonchon s'avancèrent au comptoir, saluer l’patron.
ça se fait dans l’milieu, si on ne veut pas passer pour une barrique ou une coche.
Ronchonchon, lui-même ex-tavernier à poches trop niais(es) et à poches trouées commanda un Boc, histoire de faire baisser la pression, et de ne pas galoper trop vite.
ça lui rappela cette fille à Monaco, dit débarquait en Limo avec sa robe Grenadine… elle avait l’air de s’évaporer, il aurait aimé la “bichonner”, ce pti bouchon !
Pingouinnot s’en serait bien jeter un dans l’gossier, un pti jaune ou une mauresque pour lui rappeler sa jeunesse, un perroquet ou une tomate aurait aussi bien fait l’affaire, tant que l’anisette coulait à flot.
C’était l’époque insouciante des apéros TGV, où il devait rentrer en taxi…
Mais il était un peu tôt pour commencer l’apéro, la pendule indiquait 10h43, l’entre deux.
Il commanda un glacial et que ça saute !
Walrus l’patron était russe, il restait à l’eau, il en buvait des packs. Il valait mieux avoir les idées sobres dans ce troquet, car quand venait le temps de casser une pure croûte, le bougnat qu’il était troquait son torchon contre une toque de chef étoilé pour régaler les pleu-pleu du coin, notamment Monsieur Akrapovic, le réparateur poétique. Ils étaient tous avides de son art culinaire : des assiettes de tapas Zakouskis ! Ainsi ses convives repartaient à plein régime, pleins et à pieds…
Un vent glacé venait de pousser la vieille porte du boui-boui : Kamélia-Kamélius entra.
Ils s'asseyèrent tous les 3 à une table, il était 11h44.
Une bande de minets gominés entra pour boire jusqu’à l’oubli. C’était l’heure, l’heure de la répétition quotidienne.
Ronchonchon ne put s’empêcher de dire : quel estaminet à minet (il ne croyait pas si bien dire…)
Lorsque Pingouinnot expliqua à Kamélia-Kamélius qu’ils cherchaient le fameux JP et que cette vacherie de Germaine leur avait donné un indice qu’ils ne comprenaient pas, elle leur dit :
“ Votre JP, il est jaune. Quelle étrange coïncidence, mon ami Karlybout l’québécois a déjà rencontré votre JP”.
496 Carrousel - 497 Dynastie
Episode 08 : Comme un Monsieur Chat … dans la gorge

Gatineau - Québec
Karlybout s’entraînait beaucoup, cet ancien policier avait rejoint depuis peu, le Carrousel de la Gendarmerie royale du Canada, pour donner des représentations cavalières, qui tournaient en rond, c’était la tradition.
Il préférait habiter Gatineau plutôt qu’Ottawa, son côté chauvin de québécois.
Pour ses loisirs, il aimait se rendre au stade Pierre Lafontaine voir un match de hockey, ce n’était plus la belle époque de la Dynastie des canadiens, mais qu’importe le hockey restait le hockey, violent, viril, fort en émotions. Et c’était toujours mieux que de rester devant sa télé à regarder Dynastie et son univers impitoyable.
La rencontre fut brève et instructive.
Pingouinnot et Ronchonchon se regardèrent, surpris de la ressemblance avec leur amie reporter Bidule Chouette.
En effet Karlybout et Bidule Chouette étaient cousins. Ils appartenaient tous les deux à une grande lignée de Grands Ducs, La Dynastie des Rapaces Nocturnes aux parcours exceptionnels.
Karlybout n’avait pas le temps de s’embêter avec des mondanités et des tours de manège illusoires et gnan-gnan.
“Celui que vous cherchez, JP, est un chat Jaune Poilu, il ne reste jamais très longtemps au même endroit car les énigmes qu’ils gardent, valent de l’or et ne peuvent être dévoilées qu’aux initiés. C’est tout ce que je sais. Bon séjour au Québec”
Il s’en alla vaquer à ses occupations.
Kamélia-Kamélius décida d’aider Pingouinnot et Ronchonchon pour cette quête, à la recherche de JP.
L’équipe était au complet.
Nos 3 cerveaux, l’intello, le juge, l’adaptable allaient pouvoir embrasser leur destin de supers héros.
En attendant, comment retrouver un Monsieur Chat qui ne veut pas qu’on le trouve… ?
Vont-ils donner leur langue au chat ?
Jouer au chat et à la souris ?
L’auteure signale qu’elle est en retard pour cause de “Comme un chat dans la gorge” … ?
chapitre 3 : Les indices
498 Ecouvillon
Episode 09 : Opération Le Coup Villa Lyon

Quelque part dans la Sarthe
Dangeul - Hameau Le Couvillon.
“Tu t’es bien caché”
“Tu me connais, je sais brouiller les pistes”
“As-tu vu des supers héros ?”
“Non, toujours pas, pourtant je laisse des indices”
“Je comprends pas, cette mission n’est pas plus difficile que les autres, quels indices as-tu laissés ?”
“J’ai été voir des Zébus trop bizarres, Un hibou super chouette, des phoques qui se lamentent, j’ai même été chez des grosses fourmis et des ours polaires”
“ah quand même”
“faudrait peut-être revoir le plan ?”
“tu sais cette opération de Coup Villa Lyon, c’est Davis Rieux qui l’a mise en place, le gars qui a inventé la brosse à reluire. Elle n’est pas faite pour ceux qui ont du vent entre les 2 oreilles, si on peut y passer l’goupillon, je peux rien faire pour eux ”
“on fait quoi alors ?”
“on attend”
“pfff, je vais me laper du lait t’en veux ?”
“non merci... je voulais te demander, pourquoi t’as pas choisi Elincourt et la rue l’écouvillon, c’est bien aussi comme planque ?”
“oui, je sais, il y avait aussi Couville en Normandie dans la Manche, mais bon, yen a deux qui sont passés au Mans, je pensais qu’ils me trouveraient, tu te rends compte ils n’ont même pas cherché, même pas vu les signes”
“c’était qui ?”
“un Pingouin et un Cochon”
“un Cochon ? j’ai jamais fait appel à un Cochon… hum ça doit être un acolyte “
“Bizarre comme choix d’acolyte”
“Tu sais, l’Pingouin c’est un nouveau, il a pas encore l’habitude des signes, si tu le revois dans tes parages, sois plus clair”
“Je crois qu’il s’est fait avoir par la boussole du Yéti”
“ne me dis pas que c’est l’Pingouin qui a Zéba ?”
“ben, oui c’est lui”
“tu connais Yeti il est pas très causant comme gars, il a pas dû lui expliquer”
“le pauvre, il va se galérer…”
“jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il faut la dégoupiller… ou pas”
Conversion entre le gars au brodequins vraiment rouge et JP le chat jaune poilu
499 Funambule
Episode 10 : Sur le fil du rasoir

Pingouinnot était à mi-chemin entre l’excitation et la frustration.
Il essayait de comprendre, de garder le cap.
Son petit trio n’avait aucune piste sérieuse, une piste vide, aucun spectateur,
triste spectacle pour cet équilibriste !
3 cerveaux qui bullent à Bullet Journal pour trouver l’inspiration car The show must go on…
A chaque instant tout peut basculer.
Pingouinnot était retourné dans ses pénates,
sur sa banquise, perdu dans ses pensées
l’horizon en point de mire.
Il sentit une ombre derrière lui…
Serait-ce le fruit de son imagination fertile ou de ses peurs laissées en suspens ?
Suspense …
Il ne pût résister, il se retourna, perdit l’équilibre,
comme poussé par cette ombre, sa peur
comme happé par le vide, son imagination
L’appel de l’eau, l’eau glacée.
Il prit une douche froide en comprenant que tout ceci était bien réel.
Quelqu’un l’avait poussé…
Il se hissa sur le fil de sa banquise, avec l’agilité d’un funambule qui navigue en eaux troubles.
Troublé.
Il ne restait que quelques plumes sur le sol.
Son vilebrequin et sa boussole avaient disparu.
500 Guimbarde 007
Episode 11 : Le Bon et l’abruti de truand.

De retour au bercail, pour plancher sur comment retrouver ce fameux JP de Chat Jaune Poilu, Ronchonchon s’est fait surprendre par un énergumène de taille : un super vilain petit canard avec son caractère coin-coin, limite coincé, mais toujours agaçant.
Ronchonchon il aime pas, c’est son truc. Mais parfois il aimerait bien dire des gros mots (ça fait du bien). Retrouver un chat poilu et rencontrer un cAnard à plume (avec un O ça marche aussi), lui donnait cette sensation de moricaud, il préférait sa rose peau lisse et les policiers, car les western spaghetti, à l’humour québécois (qu’on ne comprend pas toujours), ça trompe, ça bombarde et Morrie Caunes a, ce je ne sais quoi qui l’énerve avec ses airs de guimbarde.
Ronchonchon avait garé sa vieille Guimbarde devant sa cabane. Elle avait 500 mil’ Daisy Belle, une voiture de Loc’ Hertz pourrie qu’il gardait pour passer inaperçu.
Il avait retrouvé sa paillasse sans dessus-dessous pleine de plumes.
Bizarre que peuvent bien faire des plumes ici ?
Rien ne me semblait manquer, la paille était toujours à sa place (dans l’oeil du voisin ! histoire que la poutre reste bien dans le sien).
Lorsqu’il s’approcha de sa gamelle, il perçut une ombre qui bougeait furtivement derrière lui.
Il se retourna :
“que fais-tu chez moi ?”
“je cherche, JP, dis-moi tout ce que tu sais !”
“où quoi ?”
“où je te fiche une foutue correction, Héros”
“... monumentale erreur et ce sera The Last”
“je vais te rentrer dans le lard, parle…”
“et moi, je vais te voler dans les plumes, dégage de chez moi”
“je sais que vous avez des indices, toi et tes potes, donne-les moi”
“tu rêves”
Un bruit fit sursauter Ronchonchon, il se réveilla…
un vent de panique planait !
Ce rêve l’avait un peu ébranlé
comme le Guim Guim Bang Bang d’un Barde
qui barbe tout le monde
croyant allumer le feu avec un hymne pompier incendiaire,
un peu pompeux pour la circonstance,
c’était quand même son 500ème.
Même si l’air n’est pas utile pour instrumenter cette ôde à l’écriture,
enfin sauf pour Monsieur AKrapovic,
Ronchonchon aurait préféré mettre un vent à ce super vilain
et finir cette épisode victorieux.
Une histoire à la noix, où La Poste vient timbrer du Son… Où tout s’emmêle à en perdre le fil, comme Adrienne, fan de Rambo, elle aussi, comme dans un rêve québécois… Incompréhensible.
.
Ronchonchon sortit prendre l’air, retrouver ses esprits,
une plume voletait devant sa porte.
501 Hystérique
Episode 12 : Reconversion en Hystérique - Oh my god, quand l’hystérie prend le dessus

Ils l’ont surpris au crépuscule.
Il était dans un état second, on aurait dit un Charclo qui charcute ses Chicots.
“Espèce de canard hystérique, tu vas parler… où as-tu mis mon vilebrequin ?”
“N’importe quoi, je ne suis pas hystérique, je suis pipileptique !”
“Quoi ? tu te pisses dessus ! Alors, on te tient, tu as peur de nous, hein ?”
“Arrête de somatiser, Pingouin, tu n’es pas aussi fort que tu le crois !”
“Mon pote Cochon va piquer une crise de titanique, si tu ne parles pas…”
“De quoi, veux-tu que je parle ?”
“Arrête de feindre l’amnésie pro-mystique, ... le vilebrequin…”
“Tu me prends pour une pucelle en chaleur ? tu sais qui je suis ?”
“Un cAnard hypocrite et voleur… "
“Je suis Joseph Bambi Sky, le magicien hypnotique”
“Ronchonchon fouille-le”
Le vilebrequin, la boussole et une carte étaient dissimulés sous ses plumes.
“Et ça, c’est quoi ?”
Le cAnard les surprit par une attaque cataloguée “ça pique”.
Ronchonchon eut juste le temps de s’emparer du butin, lorsque le canard s’enfuit.
Ils étaient figés, ce phénomène leur fit pitié !
Comment des supers héros pouvaient avoir une peur phobique des cAnards ?
Oh my god !
Une course folle et contre la montre commençait, ils avaient peu de temps, le canard les avait devancé pour retrouver JP.
chapitre 4 : Mon précieux
502 Improviser
Episode 13 : Lucky Girl, j'apprivoise l'improviste

Vins sur Caramy. Un samedi matin.
Petit Interlude musical de l’auteur(e).
Ah ben non ! Si on me demande de chanter avec ou sans préparation, ça va raper les oreilles…
Mieux vaut vous en remettre à Monsieur Akrapovic pour ce talent. Je ne voudrais pas trans-progresser.
Il n’est pas question ici, de composer sur le chant et sans préparation !
Parlons plutôt agriculture, je vous propose d’aller au champ, composer un beau bouquet d’âneries. J’avais écrit cAnneries… et oui, il faut suivre un peu, je suis dans la bestiole ! Possédée ?
Je vous annonce qu’à l’instar de Walrus qui rêve d’un Canalblog hystérique, je suis au bout du rouleau, dans le trou du boulot. La nébuleuse spirale, ascendante ou descendante, c’est une question de point de vue !
L’imprimante n’a plus de papier. On a bien essayé de sortir les rames, mais sans ramette, tu peux secouer l’engin, il n’y a rien qui sort.
J’ai du poser mon stylo, pauser mon histoire (ou pas !).
J’ai débarqué, sur le blog du défi à l’improviste, avec une enVie, à la lettre V pour …
Après s’être jetée à l’eau, pour faire d’un Pingouin, un super héros, avoir trouvé une équipe et des protagonistes alcooliques aux maladies en hic, suivi le fil hasardeux des illuminations de Walrus, dans une histoire en laine improvisée pas toujours cousue de fil blanc, à la recherche d’un Chat, où des indices futiles et volatiles, ont saupoudré cette vile quête obsessionnelle du vilebrequin, en un récit québécois… le sens des mots s’est éclairci.
Vendredi, j’ai retrouvé JP, ce chat jaune poilu qui m’était apparu en rêves il y a quelques années, comme la solution, l’issue.
Il est venu se coucher à côté de moi, paisiblement, ses pattes sur mon cahier de notes, le tout bercé par ce beau soleil varois dans un cadre de retour à la vie sauvage.
Une coïncidence improbable.
La vie est faite de signes…
Cette histoire va pouvoir s’achever, comme elle a commencé “improvisée”.
503 Jacuzzi 73°
Episode 14 : ça va chier des bulles

Saint Michel de Maurienne.
Pour y voir plus clair, il faut parfois revenir au point de départ.
Se laisser porter comme une bulle de savon, incertaine, vers son destin.
Pingouinnot n’avait pas le temps de se prélasser dans un bain à remous, il fallait devancer ce cAnard. Il devait se bouger les fesses, sinon ça allait chier des bulles carrées...
Pingouinnot avait compris en voyant la destination que la boussole indiquait sur la carte, qu’il devait poursuivre sa quête, seul.
Ça tourbillonnait dans son petit cerveau d’intello, il était en effervescence.
La vie est faite de cygne ou de canard, d’animaux porteurs de messages.
On était loin de l'hydrothérapie que Walrus suggérait, ça ressemblait plutôt à une glacio thérapie.
Et ça s’SPAssait au mont Brequin. Evidemment.
JP, le Chat jaune poilu, était là, un coffre à la main.
Il le tendit à Pingouinnot :
“J’espère que vous aurez plus de chance que ce cAnard”.
Ce coffre étrange avait une serrure et un digicode.
Pingouinnot réussit à l’ouvrir très facilement, il avait tous les éléments en mains depuis le début.
L'Énigme disait
Au fil des départements où toi héros, mis un pied, tu as
Des chiffres, tu additionneras.
Du total, Valentino Rossi tu ôteras
2 chiffres il restera
Le nombre clé tu trouveras.
Tu n’as droit qu’à un seul indice : l’épisode en 4 t’aidera.
Si Pingouinnot résout cette énigme, le livre 2 l’attend pour une autre histoire slip-less.
Il reste à se rappeler, un devoir de mémoire.
Ensuite il pourra prendre un bon bain chaud au SPA (ou à la SPA) sans faire d’antonomase et se verser une petite coupette, histoire de fêter ça.
Et vous…
Comment auriez-vous ouvert le coffre ?
Avez-vous trouvé le nombre clé qui aidera Pingouinnot à poursuivre sa quête ?
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